Final Fantasy XII
Ecrit par G-Rom le 2007-04-18
PS2
Que l’attente fut longue avant que nous puissions enfin nous plonger dans Final Fantasy XII, une attente néanmoins largement récompensée...
Un an après sa sortie au Japon, Final Fantasy XII daigne enfin se montrer sous nos latitudes. Mais cette interminable année de décalage a été mise à profit pour une localisation du jeu en tout point remarquable. Les dialogues ont bien entendu entièrement été traduits en français, mais surtout, cette version PAL n’a pas été bridée comme le fut le dixième épisode. Ici, pas d’envahissantes bandes noires présentes à l’écran, et l’animation a gardé sa vitesse d’origine.
Un équilibre fragile
L’histoire se déroule dans le monde d’Ivalice, un monde jusque là paisible. Au royaume de Dalmasca la princesse Ashe, unique héritière du trône s’apprête à épouser Rasler. Tout le royaume faite dignement l’union de ses deux futurs souverains avec l’espoir d’un avenir prospère. Mais c’est sans compter sur son imposant et menaçant voisin, l’empire d’Archadia, dirigé par l’odieux empereur Gramis qui projette d’envahir son éternel rival : l’empire de Nabradia. Situé juste entre ces deux grandes puissances le petit royaume de Dalmasca occupe une place stratégique que l’empereur Gramis compte bien s’approprier. Dalmasca est envahi par l’armée arcadienne qui prend rapidement le dessus. En guise d’introduction le jeu commence sur un tutorial alors que la bataille fait rage dans la forteresse de Nalbina. On y incarne Reks, une jeune recrue qui combat aux côtés de Basch, le capitaine de l’ordre des chevaliers de Dalmasca et d’une poignée d’hommes. Le petit groupe se lance dans la mission de la dernière chance qui consiste a empêcher la signature précipitée d’un traiter de paix qui entraînerai la soumission du peuple dalmascien tout entier. Malheureusement cette ultime tentative échoue et le roi de Dalmasca est assassiné…
Un nouveau départ
Ce qui surprend quand on s’essaye à Final Fantasy XII pour la première fois, c’est la quantité impressionnante de changements qui s’est opéré dans cet opus. Square Enix n’a pas hésité à bouleverser les fondements même de ce qui avait fait le succès de la série jusqu’à présent. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le résultat est pour le moins surprenant, voir même quelque peu déroutant, mais ô combien convaincant. Pour commencer, le jeu a entièrement été réalisé en 3D temps réel, ce qui implique que le joueur peut à loisir orienter la caméra et admirer les magnifiques décors qui composent le monde d’Ivalis sous tous les angles. Cela paraît anodin mais pour un Final Fantasy, il s’agit là d’une véritable révolution.
Autre élément que l’on croyait immuable dans la série, le système de combat a entièrement été repensé. Les combats ne se déclenchent plus de manière aléatoire et l’écran de transition pour différencier les phases d’exploration des phases de combat a été supprimé. Dans Final Fantasy XII, on déambule librement au milieu des créatures qui sont visibles en permanence et vaquent à leurs occupations. Hostiles pour la plupart, elles n’hésiteront pas à vous attaquer si vous passez à proximité, mais libre à vous de les éviter ou de les affronter.
Pour ce qui est du déroulement des combats, l’ATB (Active Time Battle) a cédé sa place à l’ADB (Active Dimension Battle). Autrement dit, les combats ne se déroulent plus au tour par tour mais en temps réel, enfin… presque ! En effet, il est possible de se déplacer librement durant tout le combat, mais les actions (attaques, utilisation de sorts, techniques ou d’objets) ne sont accomplies qu’une fois la jauge de temps de charge pleine. Voilà qui peut paraître un peu frustrant et au début on se surprend à marteler en vain le bouton croix pour accélérer le déroulement des actions. Aussi, les créatures une fois vaincues ne rapporte plus de gils mais des objets sous la forme de butins inutilisables pour la plupart et destinés uniquement à être revendus. À ce sujet, on peut formuler l’unique reproche à l’égard de cet épisode qui fait la part belle au « tout s’achète » et « tout se vend » au point qu’il faut aller jusqu’à acheter les sorts magiques, et même les gambits !
L’union fait la force
Si le héros est contraint de se battre seul au début du jeu, rapidement, plusieurs protagonistes viendront se joindre à lui. Ainsi, le groupe peut atteindre jusqu’à six membres plus un invité (sur lequel on ne peut agir d’aucune manière). Si seulement trois des membres peuvent prendre part aux combats en même temps, il est à tout moment possible d’inter changer un ou plusieurs protagonistes en fonction de la situation, et ce n’est que lorsque les six membres du groupe sont KO que le Game Over survient.
Durant les affrontements, le joueur ne contrôle qu’un seul membre du groupe au choix, les autres personnages sont quant à eux contrôlés par un système bien pensé appelé Gambits. Ce système permet d’assigner au préalable des tâches bien précises aux différents membres du groupe qui ne les accompliront que si les conditions définies sont remplies. Cet ingénieux système permet ainsi d’automatiser les actions les plus courantes (soins, attaques de base) sans avoir à s’en préoccuper par la suite.
Un sentiment de liberté omniprésent Si les Final Fantasy Précédents avaient la fâcheuse tendance d’être plus ou moins dirigistes dans leur progression, ce douzième opus est placé sous le signe de la liberté. Cela se traduit par la possibilité de s’écarter à tout moment de la trame principale pour accomplir des quêtes annexes plus ou moins longues et ce, dès le début du jeu.
Au-delà de cette liberté d’action, l’évolution des protagonistes se fait elle aussi d’une manière entièrement libre. Dans Final Fantasy XII, l’évolution des personnages implique l’acquisition de permis à valider sur une grille. Les personnages ont besoin de ces permis pour s’équiper, apprendre de nouveaux sorts ou techniques et invocations… Il peut de prime abord paraître contraignant de devoir systématiquement avoir le permis adéquate avant de pouvoir s’équiper d’un objet, mais, ce procéder permet de faire évoluer chacun des personnages dans une voie différente.
La PS2 à son apogée
Final Fantasy XII montre à quel point Square Enix maîtrise la PlayStation 2 et sait en tirer le meilleur. Qu’il s’agisse des magnifiques scènes cinématiques qui constituent la véritable marque de fabrique des développeurs, des décors des multiples environnements immenses qui s’étendent à perte de vue, la modélisation des personnages et des créatures, et enfin les multiples effets visuels qui envahissent l’écran lors de l’utilisation des magies ou lors des invocation, tous ces aspects ont été traités avec le plus grand soin et un souci du détail rarement vu dans un jeu PS2. On ose à peine imaginer ce qu’un Final Fantasy pourra donner sur PS3…
La bande son fidèle à elle-même d’un épisode à l’autre nous immerge immédiatement dans l’univers d’Ivalice avec en prime des doublages en anglais de bonne facture.
Terminons sur la durée de vie du soft. L’aventure principale vous tiendra en haleine une bonne soixantaine d’heures. Comptez le double si vous souhaitez boucler le jeu de bout en bout, Certaines quêtes annexes sont longues et palpitantes d’autres sont plus anecdotiques.
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Commentaires
- DEJA ENVIE D4Y JOUER ET AMERAI AVOIR TOUTE LES VERSTION JOUABLLE SUR PLAYSTATION 1 2 OU 3
- Déposé par HENRY le 2007-07-26 20:38:21






