Inglourious Basterds
Ecrit par Abulurd le 2009-09-03
Film de Quentin Tarantino, avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, Christoph Waltz ...
Il était une fois dans le Reich ...
Tiens, le nouveau Tarantino, avec pour thème l'histoire d'une bande de juifs américains pendant la seconde guerre censés semer la terreur dans les rangs nazis, les fameux « Inglourious batârds ». C'est plutôt un curieux mais savant mélange des genres, à la fois film de guerre, d'espionnage, et même un hommage au western spaghetti de Sergio Leone (à ne pas louper effectivement la version ennio morriconienne de la lettre a Elise qui est un des petits bijoux de la bande son).
En tous cas, Tarantino prend son temps, ne négligeant aucun effet de style, et parvient sans trop de mal à maintenir l'intérêt de l'intrigue, même si inévitablement des longueurs apparaissent çà et là (oulah là, la scène, l'interminable scène dans le restaurant avec les soldats, Diane Kruger, et le SS ….). Mais bon, les rebondissements, effets, et pointes d'humour sont suffisants et suffisament intelligents pour qu'on pardonne. C'est dans la droite lignée des Kill Bill, mais en version encore plus extrême (si si, c'est possible). Et croyez-moi, rien ne nous est épargné, rien n'est même suggéré, tout est montré, depuis le scalpage des crânes nazis à la scultpure frontale.
Et même la caricature est extrême. Les nazis sont vraiment méchants et bêtes, Hitler et consorts semblent tout droit sortis du « Dictateur » de Chaplin (en version sadique), le pire des personnages étant le Colonel Landa (Christopher Waltz), complètement psychotique et déjanté. Un régal. Et le reste de la Galerie est dans la même veine : Mélanie Laurent en petite frenchie qui monte, et surtout surtout un génial Brad Pitt en bouseux moustachu avec un accent (en VO) sentant le Quaker et le Red Neck en salopette à plein nez !!
Au final ? Un bon cru, un peu fort en bouche et assez corsé quand même, mais savoureux et que l'on déguste jusqu'à la dernière pellicule. Et qu'importe si la vérité de l'Histoire n'est pas forcément là, « in Tarantino Veritas » comme on dit !





