Prince of Persia
Ecrit par G-Rom le 2007-05-03
Les Sables du Temps sur PS2
Tel un compte des Mille et Une Nuit, cette nouvelle version de Prince of Persia émerveille. Préparez-vous à vivre l’aventure de l’année…
Fine mise en bouche
Le jeune Prince de Perse, part en campagne en inde avec son père, malgré ses réticences. La cible : le majestueux palais du Maharajah. Alors que la bataille fait rage, le Prince parvient à pénétrer dans le palais. Après quelques combats et acrobaties, il s’empare de la mystérieuse dague du temps.
Mais trahi par un vizir avide de puissance, souhaitant s’accaparer les pouvoirs du Temps, le Prince, qui ne connaît pas les facultés de la Dague, brise le Sablier et libère le mal qu’il contient. La malédiction ne tarde pas à s’abattre sur tout le palais. Une violente tempête de sable balaye le palais transformant tous ses occupants en démons sanguinaires.
Le prince va devoir braver tous les dangers pour réparer sa faute…
C’est dans cette introduction totalement interactive que le jeu commence. Voilà une belle manière de plonger le joueur dans cet univers fantastique. Le Prince ne tardera pas à rencontrer Farah, la fille du Maharajah qui aura tout fait pour l’empêcher de briser le Sablier du Temps. En vain…
Malgré ce différent qui les opposent, nos deux héros, unis par une même quête s’allieront pour faire face aux démons. Mais l’entente restera frileuse. Parfaitement autonome, Farah sera pourtant indispensable dans bien des situations.
Ode à la beauté
Ce qui frappe quand on joue à Prince of Persia, c’est le level design. Les différents lieux sont immenses. Au point qu’un bon sens de l’orientation et surtout un sens de l’observation pointu ne seront pas de trop pour progresser dans le jeu. Bref, on cherche souvent son chemin. Les lieux traversés forment en fait un vaste environnement unique. Il ne sera donc pas rare de voir de loin les endroits par où l’on est passé ou même ceux que l’on explorera plus tard. Aucun écran de chargement ne vient d’ailleurs ralentir votre avancée, le chargement s’effectuant en temps réel. Mais ce sont aussi tous les pièges disséminés partout qui interpellent. Les développeurs ont fait preuve d’une pointe de sadisme et d’inventivité tant franchir un piège sans encombres demande parfois jugeote, réflexe et agilité.
Cet environnement est magnifiquement mis en avant par des graphismes ahurissants de beauté. L’ambiance générale baigne dans une sorte de halo lumineux, le tout, légèrement flouté, comme si tout cela n’était qu’un rêve. Mais au delà de la beauté des décors, c’est surtout la vie qui les anime qui impressionne. Les arbres qui bougent dans le vent, les chutes d’eau, des oiseaux qui s’envolent, etc. Sans parler de toutes les altérations que subit le château au fil de votre progression. Ce sont parfois des pans de mûrs entiers ou des ponts qui s’effondrent dans un fracas assourdissant. En clair, tout bouge autour de nous et il faut parfois chercher un autre passage pour avancer, pas toujours évident… Puisqu’on parle de la réalisation, impossible de ne pas mentionner la qualité des animations du Prince. Déjà fer de lance de Jordan Mechner pour les premiers Prince of Persia, l’animation est ici impressionnante. Plus de 700 animations donnent véritablement vie au Prince, un travail d’orfèvre.
Le Prince ce super héros
L’autre grand point fort de PoP concerne le gameplay. S’il n’est pas extrêmement original, il a le mérite d’être riche et varié. Les possibilités de mouvements du Prince feraient pâlir un singe ! Courir ou rebondir sur les mûrs, se balancer ou faire l’acrobate sur une perche se suspendre à une corniche, s’agripper à un pilier puis sauter sur un autre, ou jouer les équilibristes sur une poutre, sont autant de gestes que le Prince accomplie sans la moindre difficulté. Mais c’est lors des combats que les prouesses du Prince se révèlent le plus impressionnantes. Il n’a rien à envier à Jet li en ce qui concerne les techniques. Plus complexes que ce que l’on pourrait croire, les combats sont nerveux et c’est souvent à plusieurs adversaires que vous aurez à faire face. L’aide de Farah, archère hors paire vous sera donc précieuse.
Tout cela serait peine perdue si la jouabilité n’était pas au rendez-vous. Mais elle se révèle intuitive et bien pensée. Mais ça n’est pas pour autant que votre agilité à manier le pad ne sera pas mise à rude épreuve, au contraire. Certains passages sont plutôt corsés. Dans PoP, la patience est de rigueur, car les chutes mortelles sont monnaie courante. Heureusement, Il vous est possible de remonter dans le temps de quelques secondes pour retenter votre chance en cas d’échec. Mais ce pouvoir se limite à la quantité de Sable du Temps que vous aurez engrangé. Voilà qui donne à chaque grain de sable récolté une valeur certaine…
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