Terminator - The Sarah Connor Chronicles
Ecrit par Jeff le 2008-08-28
Avec Lena Headey, Thomas Dekker, Summer Glau, Richard T. Jones
Grab the guns. I will make Pancakes !
Sarah Connor, presque casée après deux années passées au même endroit, se refait un petit coup de parano et décide de plaquer fiancé et vie pépère pour emmener son fiston ailleurs, des fois qu'un robot mixeur le retrouve pour le transformer en smoothie.
Pour resituer le récit dans le temps, l'action se passe entre les films Terminator 2 et 3, c'est à dire entre le moment où John Connor fait évader sa mère de l'asile avant de se débarasser du T1000 et le Jugment Day où tout bascule en cataclysme nucléaire (Je viens de spoiler T3 désolé - En même temps, si vous lisez cet article, c'est que, normalement, ça vous intéresse et, que vous avez vu les films).
Donc l'action de la série débute en 1999, les craintes de Sarah se vérifient car son fils, John (encore ado, donc) se fait canarder en classe par un prof, qui n'est pas un vrai prof, parce que les vrais profs ne sont pas composés de tissus synthétiques recouvrant un endosquelette de métal...Mmh...Quoique ! Heureusement, une autre machine reprogrammée veille, et évite de justesse le pire en contrant son homologue aux cuissots bien pistonnés.
Après un T3 trop calqué sur le deuxième volet, reprendre un mythe comme Terminator, qui plus est sans Arnold Schwarzenegger, était un pari difficile mais réussi, grâce à un ton bien ajusté et des acteurs à la hauteur. On retrouve Lena Headey en Sarah connor qui, après "300", reprend à nouveau un personnage à poigne, Summer Glau habituée aux rôles étranges (Firefly, The Unit, Les 4400) réussit à tirer toute l'ironie que peut donner une androïde et Thomas Dekker, entre autres aperçu dans "Heroes" qui s'en sort honorablement compte tenu du fait qu'il est dans la peau du gars qui est censé sauver l'humanité. On retrouve également un rôle surprise tenu par quelqu'un tout droit venu de Beverly Hills mais inutile de spoiler cette fois :)
L'intrigue de départ reste conventionnelle, mais elle s'épaissit avec succès au fil des épisodes, en intégrant de nouvelles données surprenantes. L'adaptation en série permet de développer les problématiques des personnages de manière moins frontale que les films ; les personnages ne sont pas traités en force mais plutôt dans leur fragilité, tout en gardant le côté ironique du sujet grâce à une réalisation subtile et sobre jusque dans les détails des décors. Côté effets spéciaux, ils sont assez nombreux mais discrets et intelligemment amenés se qui fait qu'ils passent naturellement sans faire tape à l'oeil.
Pour résumer, la première saison est un bon transfert vers le petit écran qui, comme les américains savent bien le faire, finit en cliffhanger. On imagine facilement que la saison 2 permettra d'asseoir la série avec efficacité.
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